Les trucs et astuces pour un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle. Lorsque nous avons commencé à penser à entreprendre cette aventure, notre premier réflexe a été de défricher le Web pour trouver des pages intéressantes sur ce pèlerinage ainsi que des trucs et astuces pouvant nous faciliter la vie. Voici ici quelques conseils qui nous ont paru, après utilisation, parmi les plus importants. La préparation avant le départ- Le sac à dos - Les nuits - Les repas - Les pauses - Trucs en vrac... |
Le sac lui-même : n'hésitez pas à investir ou à vous faire préter un bon sac à dos. Il doit être confortable et bien adapté à votre morphologie. Des professionnels vous conseilleront mieux que nous. Le poids : il faut restreindre au maximum le poids du sac. Je suis partie avec un sac faisant environ 10 kg (je mesure 1m60 pour environ 65 kg à l'époque des faits). C'était encore trop. J'ai réussi à me débarrasser encore de deux kilos superflus au bout de quelques jours, ce qui m'a permis d'atteindre le poids maximal idéal pour ma condition physique. Le contenu: on a beau se restreindre, il y a tout de même un minimum vital à respecter, tant pour sa santé (telle que la trousse d'urgence) que pour le relationnel (déodorant et brosse à dents ! Rien de pire qu'un pèlerin qui ne se lave pas, sachant que l'on partage les mêmes matelas !). Si vous partez à plusieurs, pensez à partager certains accessoires, tels que les trousses à pharmacies, les shampoings ou brosse à cheveux... Voici à peu prés le contenu de mon sac à dos.
Ce qui ne se met pas dans le sac à dos :
Les denrées périssables :
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Dans la partie espagnole, il existe des auberges et des refuges de pèlerins. Les auberges proposent des dortoirs avec cuisines et salles de bain (les douches ne sont pas systématiquement chaudes). On vous demandera un paiement pour toute nuit passée sur place. A la fin du voyage, les paiements ne sont plus imposés, vous pouvez dormir là-bas gratuitement. Vous ne pourrez par contre passer qu'une seule nuit dans chaque auberge. On vous tamponne votre credential à l'arrivée et l'on vous refuse une autre nuit, sauf si un avis médical appuie votre demande. Les refuges sont des équipements municipaux affectés à l'accueil des pèlerins de manière temporaire (écoles, gymnases, séminaires...). Ils ne possèdent pas toujours de cuisine ou de douches. Il y a également beaucoup d'hôtels sur le chemin. Si vous avez envie de rester un peu plus longtemps à un endroit précis ou si vous voulez tout simplement profiter d'un peu d'intimité et d'une douche bien chaude, les hôtels seront ravis de vous accueillir mais il vous faudra débourser le prix de plusieurs nuits en auberges. |
Petit déjeuner : Toutes les auberges ne possèdent pas de cuisine. Lorsqu'elles en ont, elles sont parfois tellement surpeuplées que des pèlerins dorment dans celle-ci. Pour eviter de devoir enjamber les gens le matin, nous nous passions carrément de petit déjeuner chaud et nous contentions de ce que nous avions acheté la veille en prévision du petit déjeuner: une briquette de lait, un jus de fruit, un fruit (souvent, très souvent, une banane... J'ai mis du temps à pouvoir remanger de la banane avec plaisir ensuite), du chocolat et du pain. Collation : Parties à 6h du matin environ, nous devions attendre deux heures avant de trouver un café ouvert. Là, on se faisait une pause Chaud. Corinne prenait un café, moi un chocolat. Je recommande les chocolats espagnols, très épais, ils sont vraiment délicieux. Cependant, les cafés servent rarement ce bon chocolat et vous vous trouvez souvent avec un bol de lait et de la poudre de chocolat. Ce qui fait cependant beaucoup de bien pour pouvoir repartir d'un bon pied après la pause. Midi : Selon votre vitesse et la distance à parcourir, vous pouvez attendre d'être arrivés à l'auberge pour vous restaurer ou déjeuner en route. Les bars croisés sur le chemin servent pratiquement tous des sandwichs. Nous nous contentions généralement de faire une petite pause casse-croûte avant de reprendre la route. Soir: La majorité des villes hébergeant les pèlerins ont un restaurant qui propose un menu spécial pèlerin (soupe, viande et féculent, dessert, vin) pour pas très cher. Si vous n'avez pas les moyens ou l'envie d'aller au restaurant, vous pouvez vous faire à manger à l'auberge (si elle a une cuisine). |
Il est très important de faire des pauses sur le trajet. Certains pèlerins, généralement très sportifs, foncent sans faire de pause pour arriver plus vite à l'auberge. C'est une erreur, ces pèlerins nous dépassaient les premiers jours mais nous les laissions derrière nous avec des tendinites quelques jours plus tard. Nous faisions en général de deux à cinq pauses par trajet (selon la distance effectuée, c'est à dire de 15 à 40 kilomètres). A chaque pause, nous nous restaurions, nous nous réhydrations et nous prenions soin de nos pieds (massage pour regraisser la peau, pose de pansements, changement de chaussettes parfois...). Les pauses duraient en général 1/2 heure. La première pause était réservée à la collation du matin dans un bar sur le chemin (généralement le premier ouvert) vers 8h. La deuxième vers 10h-10h30 selon notre fatigue. La troisième pause était pour déjeuner sauf si nous allions directement à l'auberge. Lorsque nous faisions de grosses journées (35 à 40 km), nous prenions une grande pause pour déjeuner (au minimum 1h, voire 2h avec une petite sieste) afin de recharger nos batteries pour assurer l'après-midi. |
L'itinéraire : J'ai photocopié un guide décrivant toutes les étapes. Je me suis ensuite débrouillée pour n'avoir qu'une feuille A4 pour chacune d'entre elles. Chaque matin, je prenais la feuille qui m'intéressait pour la journée et la mettais dans ma banane pour l'avoir à portée de main et pouvoir m'y référer rapidement. Cela me permettait de laisser les feuilles restantes dans le sac sans qu'elles me gênent et de jeter les feuilles déjà utilisées dès l'arrivée à l'auberge. Croyez-moi, un livre, c'est très lourd ! Cette technique s'est révélée vraiment très efficace et je vous la conseille vivement. La lessive : Nous faisions notre lessive le plus tôt possible après notre arrivée. Cela permettait aux affaires de sécher avant le lendemain matin (un habit mouillé est un habit lourd !). Comme nous avons eu quelques jours de mauvais temps, il y a eu plusieurs jours où notre lessive n'était pas sèche lors de notre départ. Pour éviter de devoir mettre des affaires mouillées dans le sac, nous les attachions sur le sac avec des épingles à nourrice. Cela leur permettait de sécher pendant l'étape (et donc de s'alléger) et empêchait la venue de mauvaises odeurs. Les bobos : Il faut savoir que vous souffrirez pendant toute la durée de la randonnée, que vous marchiez une semaine, un mois ou deux mois. Ampoules, mal au dos, mal aux pieds, trop chaud, mal aux reins, coup de soleil, mal aux pieds... De toute façon, lorsqu'un mal disparaît, un autre prend tout de suite sa place... Il faut donc apprendre à écouter son corps et à réagir rapidement. Nous avions toujours sur nous du paracetamol, de l'aspirine et des anti-inflammatoires pour les maux de muscles. Dés que la douleur commençait à être trop forte, nous n'attendions pas d'être arrivées à l'étape pour nous soigner, nous nous arrêtions dès que possible et prenions un anti-douleur. Cela nous permettait de pouvoir terminer la route sans être sur les genoux. De la même manière, dés qu'une ampoule se déclarait, nous nous arrêtions pour la soigner du mieux possible (éosine, pansements double-peau, ou encore avec les pansements Compeed que nous avons découverts lors de notre voyage et que nous avons tout de suite adoptés). |